
Befotaka et le Foyer VolamazavaBien qu'épargnée par les vents violents, la presqu'île d'Ambolobozo, au nord-ouest de l'île, a été cruellement touchée par des pluies diluviennes entraînant le débordement du fleuve Mevarano et la montée colossale des eaux du 15 au 16 mars.
Le village de Befotaka-Nord est détruit à 95%, de certaines maisons seul le toit n'était pas immergé. Les rizières sont englouties sous 3m50 d'eau, les cultures sont perdues et les efforts de plusieurs années de travail réduits à néant. La population a tout perdu et plus de 600 personnes se retrouvent sans abri. Certaines sont hébergées à l'hôpital, au marché ou à l'école publique, d'autres sont recueillies au Foyer Volamazava, à la Bibliothèque d'Echanges Non Marchands ou au Collège Saint-Paul. Le Foyer Volamazava a subi de lourdes pertes, la cuisine et la porcherie sont complètement détruites, le groupe électrogène et la dépailleuse de riz sont hors d'état.
Deux semaines après le passage du cyclone, le village est toujours privé d'électricité. Les voies de communication sont coupées, la route nouvellement construite est totalement inondée malgré les nombreux dispositifs mis en place pour assurer l'écoulement des eaux.
Fort heureusement, tout comme à Ambodirafia, le cyclone Indlala n'aura fait aucune victime dans la presqu'île d'Ambolobozo et nous nous en réjouissons. |
Ambodirafia
Une fois encore, le bilan est lourd pour Ambodirafia. De nombreuses habitations ont été détruites, une grande partie de la population se retrouve sans abri et se protège des intempéries à l'aide de bâches et de toiles ayant échappé à la destruction générale.
La mangrove est détruite, les arbres déracinés par les vents jonchent le sol. Les voies de communication sont coupées, les ponts ont été engloutis et les pistes inondées. Seul subsiste comme moyen de déplacement la pirogue... De toutes les cultures remises en route depuis les ravages du cyclone Gafilo, il ne reste rien. Les champs de vanille sont dévastés et les récoltes de manioc, d'ananas et de mangues irrémédiablement perdues. Les cultures maraîchères sur lesquelles comptait la population ont subi le même sort. De même que Gafilo en 2004, Indlala a décimé jusqu'aux poissons du lagon, compromettant gravement la pêche pour de nombreux mois... Aucune victime n'est heureusement à déplorer. La couverture en béton installée sur l'école et le dispensaire a, une fois encore, rempli admirablement son office. Ces bâtiments ont offert un refuge aux habitants au plus fort de la tempête et ont permis de préserver le matériel indispensable ainsi que quelques produits de première nécessité. |
Aujourd'hui, l'urgence, demain, la reconstruction...Le passage du cyclone Indlala représente un véritable désastre social et économique, tant pour Ambodirafia que pour Befotaka.Les réserves de nourriture arrivent à épuisement, le prix du riz a décuplé, les médicaments sont indisponibles et les épidémies guettent.
Solidaire de la population de Befotaka et d'Ambodirafia, SOS Enfants lance aujourd'hui un appel pour l'aide d'urgence aux habitants et la reconstruction de ces villages. Un long travail sera nécessaire pour effacer définitivement les ravages causés par Indlala. Et seul le temps pourra rendre à ces villages l'image souriante qu'ils offraient auparavant. Pour apporter votre aide à ces familles si cruellement atteintes, contactez-nous. Vous pouvez également vous associer à cette action en parrainant les enfants d'Ambodirafia ou de Befotaka.
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