
Etat des lieuxBâtiments :Les locaux datent de la création du foyer. Prévus pour une quarantaine d’enfants, ils en accueillent actuellement 110. Tous les bâtiments ont besoin d’être rénovés et des dortoirs supplémentaires sont nécessaires.
Les travaux de construction de douches et de WC supplémentaires sont actuellement en cours (fondations déjà coulées). L’implantation du château d’eau est faite. Les travaux commenceront dès que les pluies auront cessé car, actuellement, la route est très mauvaise (bourbiers nombreux) et les camions ne peuvent accéder à Bipindi. Le foyer ne peut répondre à toutes les demandes d’inscription en raison de la capacité d’accueil insuffisante et de la vétusté des locaux. Une rénovation des bâtiments existants est envisagée ainsi qu’un agrandissement permettant d’accueillir tous les enfants qui désirent être scolarisés au foyer. Sont également prévues pour les années à venir l'extension de la porcherie et de la palmeraie génératrices de revenus, si nous parvenons à trouver les fonds nécessaires. Situation sanitaire : Le foyer est pourvu d’une infirmerie avec une seule infirmière pour l’ensemble des enfants. Elle a beaucoup de travail ! Les affections principales sont :
Les crises de paludisme sont, quant à elles, soignées par la chloroquine, encore efficace pour des enfants n’ayant jamais été traités auparavant. |
But de l’éducationLes Pygmées vivent dans une région de grande division.Il leur faut y faire face en gardant leur propre identité, d’où l’importance d’une scolarisation de plus en plus précoce dans leur propre langue.
Des animateurs Bagyeli, anciens élèves du foyer, transmettent aux enfants la culture du peuple Bagyeli pendant les deux années de maternelle, avant qu’ils n’intègrent le système éducatif national. Ils utilisent une méthode spécialement adaptée aux enfants de la forêt, la méthode ORA (Observer - Réfléchir - Agir). L’apprentissage du français commence en 2ème année de maternelle. Une formation des parents est également mise en place sous forme de réunions au cours desquelles ils prennent conscience des problèmes propres à la communauté Pygmée :
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Accès à la citoyenneté
Les Pygmées n’ont ni état civil ni carte d’identité. Etant nomades, il n’effectuent pas de déclaration de naissance car ils n'ont aucun bureau d’état civil à leur disposition. Le Pygmée n’existe pas en tant que citoyen. La principale difficulté est d’établir un acte de naissance. Cette procédure présente un coût de 5.000 à 6.000 F CFA par enfant, soit environ 600.000 F CFA pour l’ensemble des élèves du foyer. La reconnaissance de l’identité et l’établissement de l’acte de naissance étaient cette année le thème de la journée nationale de l’enfant africain. C’est pour cette reconnaissance que le FONDAF sollicite aujourd'hui l’aide de SOS Enfants. |
Accès aux terres et sédentarisationJusqu’à présent, les Pygmées étaient nomades et ne pouvaient de ce fait pas revendiquer la possession des sols. Depuis qu’ils se sédentarisent, ils travaillent sur des « terres coutumières » et ont ainsi accès à la propriété par le biais de demandes de concessions sur les terres du Domaine National. Le groupe Pygmée n’a pas de chef. Ceci représente un obstacle à l’accession aux terres, d’où l’importance de la sédentarisation et de l’organisation de la communauté.
Au problème de déforestation s’ajoute depuis 3 ans la construction d’un oléoduc reliant le gisement de DOBA, au Tchad, au terminal pétrolier de Kribi. Le tracé passe sur le territoire des Pygmées. L’installation de cet oléoduc a provoqué des nuisances, en particulier la fuite du gibier et l’interdiction aux populations d’habiter à proximité de la zone de servitude du pipeline. Ce qui réduit encore d'autant l'habitat naturel des pygmées. Un projet de compensation pour les populations vulnérables vivant le long de l'oléoduc a vu le jour. Une fondation, la FEDEC, a été créée pour leur venir en aide et réparer les dégâts sociologiques et écologiques. De petites actions sont réalisées, mais il n’y a pas de suivi. Seules quelques maigres aides ponctuelles parviennent réellement aux Pygmées. |
ConclusionCe projet unique au Cameroun mérite d’être soutenu car il contribue à la reconnaissance des droits et de la culture du peuple Bagyeli et à son indépendance.
Le FONDAF a contribué à l’éducation de plusieurs générations de Pygmées et montre des résultats concrets. La demande de la part des Pygmées pour la scolarisation des enfants est croissante, signe d’un intérêt évident pour l’amélioration de leur condition sociale. parrainer un enfant Pygmée. |
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