Action au niveau de la santé
Nous veillons à ce que les médecins nommés par les médecins inspecteurs effectuent une visite hebdomadaire dans chaque prison, les médicaments étant fournis par MEDICAP. En cas de nécessité, nous intervenons auprès du médecin inspecteur pour lui rappeler cette obligation, comme cela a été le cas notamment à Tamatave, Farafangana et Ambatondrazaka.
Cas particulier de la prison de Fort-Dauphin : elle est visitée tous les 4 mois par le Docteur Fidolin. Les vacations hebdomadaires sur place, payées par MEDICAP, sont toujours assurées par le Docteur Dominique. La prochaine visite est prévue début janvier 2006.
Tuberculose :
La recrudescence de la tuberculose est avérée. Outre les soins prodigués à Tamatave par le Docteur Hadj, nous insistons lors de chaque visite sur la nécessité d’isoler les malades en début de traitement.
Il n’est pas exclu que cette recrudescence ne soit la conséquence d’une augmentation du nombre de personnes porteuses du VIH. Mais, sur ce plan, l’administration pénitentiaire n’a entrepris aucune campagne et nous nous trouvons démunis.
En France, Gérard Fayette prépare la mise en place d'un test de dépistage dans l’une des huit prisons qui pourra s'effectuer à son retour, en accord avec le Ministère de la Santé.
Malnutrition :
La distribution d'extraits foliaires de luzerne se poursuit, prodiguée aux détenus dont le B.M.I. (Body Mass index) est inférieur à 18,5. Elle permet d'apporter une réponse, mais très partielle seulement, à ce problème majeur.
Les chiffres concernant les malnutris traités sont les suivants :
· Fort-Dauphin : 89
· Farafangana : 55
· Manakara : 42
· Moramanga : 62
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· Mananjary : 62
· Vatomandry : 98
· Tamatave : 80
· Ambatondrazaka : 106
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Soit au total 594 détenus représentant 12,24 % de la population carcérale des 8 prisons.
Ce chiffre global est quasiment identique à celui relevé fin décembre 2004. Nous notons néanmoins une aggravation de la situation à la prison de Vatomandry (31 malnutris identifiés seulement fin 2004). Le gardien chef, questionné à ce propos, affirme que les prisonniers entrants sont tous en état de déntrition. Nous suivrons particulièrement cette situation.
Nous rappelons néanmoins que l’effet de ce complément alimentaire, riche en fer, vitamines et protéines, n’est vraiment positif que dans la mesure où la ration alimentaire quotidienne est de l’ordre de 500g par jour et par détenu, ce qui n’est malheureusement jamais le cas.
Les congrégations religieuses tentent de compléter les rations des « luzernés ». Nous avons sollicité nos donateurs pour un budget spécifique dans ce domaine pour les nouvelles prisons.
MEDICAP s’intéresse par ailleurs à l’intérêt nutritionnel que présente le Moringua Olifera, plante susceptible de fournir un complément alimentaire de qualité à un prix accessible, promue par l’association Sunforlife. La spiruline, complément alimentaire fréquemment utilisé en milieu hospitalier, reste inaccessible compte tenu de son coût.
Extractions dentaires :
Le Docteur Fidolin pratique à présent dans toutes les prisons, avec succès, les extractions dentaires demandées par les détenus.
C’est un grand progrès mais il requiert la fourniture d’anesthésiques et d’antibiotiques.